Historique du kung fu
Trois philosophies sont à la base du Kung Fu :
Le taoïsme ; harmonie avec l'univers et recherche d'immortalité.
Le confucianisme ; respect de l'ordre social.
Le Bouddhisme Chan ; extinction des passions.
Dans les tombes de la dynastie des Qin (troisième siècle avant J.C.), on trouve la trace de représentations de la lutte chinoise qui se trouve être l'ancêtre de toutes les boxes dans l'empire du milieu.
Sous les dynasties suivantes, s'élaborent les techniques que l'on connaît aujourd'hui, par l'intermédiaire de militaires qui écrivent des traités ou de professionnels de la sécurité, de brigands, d'ascètes ou de moines.
A partir du dix septième siècle jusqu'à nos jours, on voit l'apparition des formes appelées actuellement "dao lu". Mais le Kung fu c'est aussi l'influence du temple de Shaolin, de la "boxe musulmane" du général Cha (dynastie des Ming), de la vieille tradition acrobatique chinoise, de certains pionniers comme Huo Yuan Jia (début du siècle) et, selon certains auteurs, des arts martiaux indiens.
Actuellement, on distingue les styles internes comme le Bagua ou le Xing Yi Quan, des styles externes comme le Tang Lang Quan (la mante religieuse) ou le Luohan Quan (Boxe des disciples de Bouddha). On fait aussi la distinction entre les styles du nord et du sud. Les premiers ont une prédilection pour les techniques de jambes, les seconds, à plus court rayon d'action, préfèrent utiliser les membres supérieurs. On a affirmé que cela était du à
Le père légendaire du Kung Fu est un moine issu de l'Inde profonde, BODIDHARMA (DAMO en chinois) qui quitta son pays natal vers l'an 500 aprés Jésus Christ pour diffuser la connaissance du Bouddhisme "Chan". Cette légende raconte que ce moine s'installa dans une grotte à et médita durant neuf années. Il mit des techniques au point afin de renforcer sont corps et sont esprit.

Et c'est en Chine, plus particulièrement au fameux temple de Shaolin (la jeune foret), qu'il trouvât de nouveaux disciples capables de recevoir et de comprendre son enseignement.

Devant l'esprit de ces moines inaptes à toute méditation sérieuse, Bodidharma décida d'y remédier énergiquement par d'efficaces exercices pour fortifier l'esprit en même temps que le corps. Puis il ajouta à ces exercices d'hygiène corporelle, une série de mouvements issus d'une vieille boxe indienne. Le wushu venait de naître. Ce travail originel était basé sur 18 mouvements essentiels, sorte d'alphabet corporel issu d'antiques gestuelles indiennes que Bodidharma avait synthétisé après les neuf années de méditation.

sans cesse exposés aux brigandages, les moines de Shaolin firent de leur technique un véritable Art Martial qui se transmit de générations en générations. Ils continuèrent donc leur évolution voyant dans le wushu un excellent moyen d'illustrer l'adage d'une âme saine dans un corps sain. Au fil des décennies le Wushu devint l'art martial par excellence et les simples moines furent bien vite rebaptisés Moines Guerriers; les empereurs voyaient en eux une véritable arme de guerre et les légendes où seuls treize moines pouvaient battre une armée entière allaient bon train.
La connotation combative du Kung Fu Wushu continua de se développer dans les siècles qui suivirent apportant aux populations non armées un formidable moyen de lutter contre les pouvoirs en place, officiels ou pas. Il fut d'ailleurs formellement interdit après la révolution culturelle. Mais il avait eut le temps de se répandre dans toute la Chine puis vers les autres pays, prenant des noms divers (karaté, judo, viet vo dao, aïkido...) et plus souvent celui de la famille fondatrice du style. C'est par l'île d'Okinawa, envahie par les japonais, que le style de Shaolin se répandit au japon pour ensuite nous arriver en Europe. Cette diffusion s'étendit dans le monde entier en précédant ou en suivant les traces philosophiques du Chan (le Zen en japonais). D'autres temples moins connus, comme celui du mont Wudang développèrent d'autres courant d'arts martiaux plus influencés par le Taoïsme comme le Taï Ji Quan.
Après leur réhabilitation physique, les moines du monastère de Shaolin observèrent les animaux et se rendirent comptent que la nature les avait dotés de moyens de défense performants. Ils ont donc appliqué les techniques animales et ont abouti à de magnifiques chorégraphies appelées tao : le chemin en chinois. Ces taos permettent de développer à la fois un travail physique, technique et de concentration. Grâce à ces taos, la pratique du kung-fu a pu se transmettre de génération en génération. Chaque tao - du tigre, du dragon, du serpent,... a une signification bien précise. Celui du dragon évoque la puissance et la force, celui du singe la ruse et celui du serpent la fluidité et la rapidité.
La pratique du kung-fu se distingue aussi par la pratique des armes traditionnelles tel que : le bâton, le nunchaku à trois branches, la lance, le sabre, l'épée, la chaîne...
Aujourd'hui l'ensemble des pratiques martiales chinoises est recensé à plus de 400 styles à mains nues ou avec armes. Quand au monastère de Shaolin, maintes fois pillé, incendié et reconstruit, il est à ce jour encore en pleine rénovation, grâce notamment au fait qu'il soit devenu un site touristique reconnu par la Chine.
"KUNG FU" (ou Gongfu, en transcription Pinyin) est devenu, le terme générique pour désigner tout un ensemble de techniques de combat avec ou sans armes. En réalité, le terme exprime simplement la notion de travail parfait, et ce dans n'importe quel domaine (Kung = but à atteindre, Fu = l'homme). Ainsi Kung Fu ne veut pas dire "art martial", mais accomplissement de l'homme dans tous les domaines; le boulanger qui prend plaisir à réaliser un bon produit sans souci premier de rentabilité, fait du kung Fu sans le savoir! ...et vit mieux que les autres.
Un terme plus exacte est "Chuan fa" (Quanfa) qui désigne la technique de combat à main nue, celle ci n'étant elle même qu'un volet du "Wu-shu" (ensemble des arts martiaux chinois, y compris le maniement d'armes traditionnelles ainsi que l'art de la tactique directement applicable en combat rapproché. On y retrouve alors l'entraînement intensif, la préparation de combats à mains nues ou avec armes traditionnelles.
Le travail interne : La pratique du kung-fu permet de développer non seulement ses facultés physiques mais aussi mentales. La prise de conscience de son propre corps dans la réalisation d'action complexes améliore l'aisance et développe l'activité sensorielle : confiance en soi, volonté, énergie, concentration, équilibre... La pratique du kung-fu est ouverte à tout le monde, enfants /adultes hommes ou femmes. L'apprentissage est progressif est permet à chacun d'évoluer à son rythme et en toute sécurité.
La pratique dans notre école
Il se pratique de deux façons :
-Comme un loisir, pour la maîtrise de soi, la souplesse, se détendre ou comme self défense.
-Comme compétiteur, par l'expression de la technique ou du combat.
Il peut être divisé en trois catégories, la technique, le combat et la self défense.

La technique :
La technique est appelée « tao-lu » (enchaînement) c'est la forme démonstrative, ainsi, qu'éducative de la pratique.
On réalise une série de différents mouvements mêlant des attaques, des défenses et des sauts, caractérisés par la maîtrise, la force, l'équilibre et la souplesse.
Elle peut se pratiquer de différentes façons, seule ou à plusieurs, à main nue ou avec armes (les armes sont factices) comme le bâton, le sabre, l'épée etc...

Le combat :
La pratique du combat est réglementée et le port de protections est obligatoire, comme le casque, les gants, le plastron etc...
On peut utiliser les coups de pied, les coups de poing, les balayages et les projections.


La self défense ou « chi na » a pour but l'apprentissage de techniques de protection face à une agression extérieure, par le biais de saisies et de clefs.
Combat, Sanda, Self défense, Renforcement physique, Souplesse, Taolus, Armes
Peut se pratiquer de deux façons :
Comme un loisir pour la maitrise de soi, la souplesse, se détendre.
Comme compétiteur par l’expression de la technique ou du combat.
Horaires et lieux des entraînements:
-Lundi 20h00-21h45 Kung-fu Wushu moderne salle Pons
-Lundi 20h30-21h45 kung-fu traditionnel adultes salle Chevalier
- Mardi 18h15-19h00 baby kung-fu 4-6 ans salle Chevalier
- Mardi 19h00-20h15 cours enfants 6-8 ans salle chevalier
- Mardi 20h15-21h45 cours kung-fu combat sanda adultes
- Mercredi 15h30-17h00 enfants 9-13 ans salle Chevalier
- Mercredi 20h00-21h45 cours compétiteur, adolescents, adultes, démonstration, salle Chevalier ou salle Pons
- Jeudi 20h15-21h45 cours kung-fu combat sanda adultes
- Vendredi 19h30-21h30 cours kung-fu technique et combat adultes salle Cerdan puis Chevalier
- Samedi 10h00-11h00 cours enfants 6-8 ans
- Samedi 11h00-12h30 cours enfants 9-13 ans